Certes elle n'est pas vraiment du jour cette phrase de Nicolas Sarkozy. Elle date de Janvier 2007, lorsque le candidat Sarkozy expliquait à Arlette Chabot que "la démocratie il faut qu'elle vive" et que c'est aux français que le président de la République doit rendre des comptes à l'issue de son mandat.

Cette semaine s'est déroulé le sommet social de la montagne crise qui accoucha d'une souris de mesurettes. Il est loin le temps des promesses de 5% de chômeurs à la fin du quinquennat. À moins d'un tour de magie, réduire le taux de chômage en France de 9,8% à 5% d'ici Avril semble bien impossible. Méditons alors ces paroles de Nicolas Sarkozy candidat en 2007 dans cette émission À Vous de Juger :

« Je veux m’engager, par exemple, sur le plein emploi : 5 % de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Et ce travail, on nous demande pas une obligation de moyens, Mme Chabot, on nous demande une obligation de résultats. C’est quand même extraordinaire, la démocratie il faut qu’elle vive. Si on s’engage sur 5 % de chômeurs et qu’à l’arrivée il y en a 10, c’est qu’il y a un problème.
— Vous dites : objectif 5 % pour le chômage. Si vous êtes élu, au bout de votre mandat, au bout de cinq ans, vous n’arrivez pas à ce chiffre, vous dites : "Je ne peux pas me représenter" ?
Je dis aux Français : C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences. »

Ainsi donc, aux français de juger, au terme de son mandat, nous devons en tirer les conséquences. Pour une fois qu'un conseil de Sarkozy semble bon à suivre !

source: LeMonde.fr